Joyce DiDonato, mezzo-soprano
David Zobel, piano
Giovanni Battista Pergolesi
Francesco Durante
Giulio Caccini
Luigi Rossi
Arie antiche
Ludwig van Beethoven
5 mélodies italiennes
Gioacchino Rossini
Otello, "Willow Song"
Ruggero Leoncavallo
Ildebrando Pizzeti
Vincenzo Di Chiara
Mélodies & canzone
BIS:
Wolfgang Amadeus Mozart
Le nozze di Figaro, "Voi che sapete”
Gioacchino Rossini
La donna del lago, "Tanti affetti"
Le talent fait d'impétuosité et d'éloquence dramatique de la mezzo américaine Joyce DiDonato a été récemment salué quand la cantatrice a remporté le Beverly Sills Award du Metropolitan Opera en 2007. Son timbre velouté et son agilité lui permettent d'aborder Mozart, Rossini et bien sûr Haendel avec une grâce et un feu vocal jubilatoires.
Roberto Alagna, ténor
Nathalie Manfrino, soprano
Orchestre National de Belgique
David Giménez-Carreras, direction
Egalement le mardi 08/06 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles
Charles Gounod
Roméo et Juliette (extraits)
Ouverture
Acte I
Ariette de Juliette : "Ah! Je veux vivre"
Madrigal à 2 voix : "De grâce … Ange adorable…"
Acte II
Introduction
Récit et air de Roméo : "L’amour, l'amour!… Ah ! lève toi, soleil…"
Scène du balcon : "Ô nuit divine !…"
Acte IV
Duo : "Va ! je t’ai pardonné… Nuit d’hyménée…"
Scène et air de Juliette : "Dieu ! quel frisson … Amour ranime mon courage…"
Acte V
Le sommeil de Juliette
Scène et duo : "C’est là ! …Salut ! tombeau … A toi, ma Juliette!"
BIS:
Jules Massenet
Thaïs, "Baigne d'eau tes mains et tes lèvres”
Charles Gounod
Faust, Air des bijoux
Franz Lehar
La veuve joyeuse, "Heure exquise"
Jules Massenet
Elegie
Luis Mariano
"Malagueña"
Roberto Alagna n'est jamais là où on l'attend... Du moins en matière de répertoire. Il a chanté et enregistré certains des plus grands rôles de sa tessiture sur les plus grandes scènes lyriques du monde entier. Parallèlement à cette carrière des plus brillantes dans son domaine, sa curiosité et son appétit sont sans cesse en alerte et le voilà tour à tour revisitant Luis Mariano et les chansons siciliennes de son enfance, rendant hommage à Caruso, mettant son immense talent au service de l'opéra composé par son frère et consacré au Dernier jour d'un condamné d'après Victor Hugo... Pour ce nouveau récital du printemps 2010, il nous promet encore de nouvelles surprises...
Patricia Petibon, soprano
Venice Baroque Orchestra
Andrea Marcon, direction
Georg Friedrich Haendel
Concerto grosso in sol maggiore archi e basso continuo. Op. VI n.1 - A tempo giusto, Allegro, Adagio, Allegro, Allegro
Alessandro Stradella
San Giovanni Battista, "Queste lagrime e sospiri"
Alessandro Scarlatti
Griselda, "Se il mio dolor t’offende"
Antonio Vivaldi
Concerto in fa maggiore per traversiere, archi e basso continuo Op. X n.1 RV 433 “La tempesta di mare” - Allegro, Largo, Presto
Georg Friedrich Haendel
Giulio Cesare, "Piangerò la sorte mia"
Ariodante, "Neghittosi, or voi che fate?”
Alcina, "Ah! Mio cor”
Antonio Vivaldi
Concerto in mi bemolle maggiore per violino, archi e basso continuo Op VIII n. 5, RV 253 “La tempesta di mare” - Presto, Largo, Presto
Georg Friedrich Haendel
Alcina, "Tornami a vagheggiar”
Antonio Vivaldi
Concerto in sol minore RV 157 - Allegro, Largo, Allegro
Alessandro Scarlatti
Sedecia re di Gerusalemme, "Caldo Sangue”
Antonio Sartorio
Giulio Cesare in Egitto, "Quando voglio"
BIS:
Georg Friedrich Haendel
Rinaldo, "Lascia ch'io pianga”
Antonio Sartorio
Giulio Cesare in Egitto, "Quando voglio"
Sa voix agile et sa musicalité pleine d’esprit en font l’une des chanteuses les plus délicieuses du moment. Patricia Petibon nous a particulièrement séduit dans son dernier enregistrement intitulé « Amoureuses », consacré à Mozart, Haydn et Glück. Elle est de retour pour un programme dédié en grande partie à Haendel. Rien de plus normal pour cette soprano qui maîtrise la stylistique historique sur le bout des cordes vocales. Repérée par William Christie, elle a participé à de nombreuses productions d’opéras baroques (notamment Hippolyte et Aricie et Les Indes galantes de Rameau). Elle a par ailleurs déjà abordé avec succès l’écriture haendelienne, comme en témoigne sa participation en 2007 à l’Ariodante monté au Grand Théâtre de Genève. De surcroît, la prestigieuse Scala de Milan l’invite à chanter en 2009 dans Alcina. Patricia Petibon a tous les atouts pour convaincre dans ce répertoire : son legato est très souple, elle ornemente avec facilité, et dose parfaitement son vibrato. Elle possède en outre une longue expérience au contact des instruments anciens, ayant chanté aussi bien avec le Concentus musicus de Vienne d’Harnoncourt qu’avec le Concerto Köln ou les Arts florissants. À la Salle Pleyel, elle sera accompagnée par l’Orchestre baroque de Venise dirigé par le claveciniste Andrea Marcon. Cette formation s’est particulièrement distinguée par ses interprétations soignées et dynamiques de la musique de Vivaldi. Outre Haendel, deux autres compositeurs italiens sont justement à l’affiche du concert : Geminiano Giacomelli, maître de chapelle du duc de Parme, et Antonio Sartorio, qui occupa les mêmes fonctions mais bien loin de la péninsule, à Hanovre… non loin de la région natale de Haendel.
Joshua Bell, violon
Sam Haywood, piano
Wolfgang Amadeus Mozart
Sonate pour violon et piano en si bémol majeur K454
Ludwig von Beethoven
Sonate pour violon et piano n°7 en ut mineur, op. 30 n°2
Maurice Ravel
Sonate pour violon et piano n°2 en sol mineur
Piotr Ilitch Tchaïkovski
Souvenir d'un lieu cher, pour violon et piano, op. 42: Méditation
Pablo de Sarasate
Introduction et Tarentelle, op. 43
BIS:
Frédéric Chopin
Nocturne en do dièse mineur
C’est assurément l’un des violonistes américains les plus actifs à l’heure actuelle. Après avoir gravé des versions remarquées des grands concertos romantiques, Joshua Bell vient d’enregistrer les célébrissimes Quatre saisons de Vivaldi. En parallèle, il poursuit une belle carrière dans le milieu du cinéma, interprétant de nombreuses bandes originales, notamment celle du film Defiance (avec Daniel Craig) sorti en 2008. Pour autant, ce natif de l’Indiana ne néglige pas les concerts plus traditionnels, avec orchestre (il a joué sous la direction des plus grands, de Riccardo Muti à Esa-Pekka Salonen) ou en récital, comme c’est le cas à la Salle Pleyel. Sa sonorité, moelleuse et élégante (il joue sur un Stradivarius de 1713), sert un sens du phrasé toujours sensible et inspiré. Celui qui côtoie aussi bien le chef issu du mouvement baroque Roger Norrington que la rock star Sting possède une souplesse de jeu remarquable. Le public qui se pressera à son récital parisien regrettera seulement de n’avoir pas fréquenté le métro de Washington un jour de janvier 2007. Suivant l’idée d’un chroniqueur du Washington Post, Joshua Bell avait alors joué dans un couloir pendant un peu moins d’une heure. Sur le millier de voyageurs à être passé devant le violoniste, seulement sept s’étaient arrêtés et un seul l’avait reconnu…
Rolando Villazón, ténor
Lucy Crowe, soprano
Gabrieli Consort & Players
Paul McCreesh, direction
Georg Friedrich Haendel
Solomon, Arrivée de la Reine de Saba
Rodelinda
« Fatto inferno è il mio petto »
« Pastorello d’un povero armento »
Water Music, Suite n°1 pour orchestre : Ouverture (Largo, Allegro), Adagio e staccato – Allegro – Andante - Allegro
Serse
« Più che penso alle fiamme del core »
« Ne men con l’ombre d’infedelta »
« Crude furie degl’orridi abissi »
Ariodante, « Scherza, infida, in grembo al drudo »
Water Music, Suite n°1 pour orchestre : Air – bourrée – Hornpipe, Menuet pour cor français
Tamerlano, « Ciel e terra armi di sdegno »
Giulio Cesare, « Da tempeste »
Tamerlano
« O perme lieto »
« Fremi, minaccia »
« Figlia mia »
« Tu, spietato, il vedrai »
Bis :
Georg Friedrich Haendel
Serge, "Frondi tenere"
Serse, "Ombra mai fù”
Tamerlano, “Ciel e terra, armi di sdegno”
C’est certain, Rolando Villazón a l’aura d’une rock star ! Peu de chanteurs peuvent se vanter de s’être produits devant 12 000 spectateurs au château Schönbrunn pour le concert fêtant la finale foot aux côtés de Placido Domingo et Anna Netrebko. Temps fort de la soirée : un duo extrait de Don Carlo, rôle qu’il a interprété magnifiquement la saison dernière sur la scène du Covent Garden.
De plus, il vient tout juste de triompher au Staatsoper de Vienne en Nemorino dans L'Elisir d'amore, recevant une ovation sans précédente pour son grand retour à la scène.
Mais qui a dit que popularité ne saurait rimer avec exigence musicale? Rolando Villazón nous prouve une nouvelle fois le contraire par ce programme d’airs de Haendel, après nous avoir ébloui dans le Combattimento de Monteverdi dirigé par Emmanuelle Haïm.
Rolando Villazon, ténor
Hélène Grimaud, piano
Henri Duparc
"La vie antérieure"
"Chanson triste"
"Le manoir de Rosemonde"
Francesco Paolo Tosti
"Chanson de l'adieu"
Gabriel Fauré
"Après un rêve"
Jules Massenet
"Ouvre tes yeux bleus"
Manuel De Falla
Siete canciones populares españolas
Robert Schumann
Dichterliebe, op.48
Jolie rencontre en perspective pour celui qui, parallèlement à la scène, a toujours affiché un réel plaisir pour le récital et celle qu'à priori nous ne connaissons pas dans cet "exercice". Gageons qu'ils sauront tous deux trouver des affinités et, à n'en pas douter, une voix commune.
Nathalie Manfrino, soprano
Saimir Pirgu, ténor
orchestre national de lille
Patrick Fournillier, direction
Charles Gounod
Roméo et Juliette, « Non! non!... Ah! je veux vivre »
Jules Massenet
Werther, « Pourquoi me réveiller »
Charles Gounod
Roméo et Juliette, « Va, je t'ai pardonné... Nuit d'hyménée »
Jules Massenet
Thaïs, « Dis-moi que je suis belle... »
Manon, "Toi!... Vous!" (Duo de Saint-Sulpice)
Vincenzo Bellini
I Capuletti e i Montecchi, « Eccomi in lieta vesta... Oh! Quante volte »
Gaetano Donizetti
L’Elisir d’amore, « Una furtiva lagrima »
« Una parola, o Adina... »
Giuseppe Verdi
La Traviata, « Teneste la promessa... Addio del passato »
Rigoletto, « La donna è mobile »
La Traviata, « Brindisi »
Bis :
Alfredo Catalani
La Wally, "Ebben, ne andro lontano”
Giuseppe Verdi
I Lombardi, « La mia letizia infondere »
Rigoletto, « Che m'ami... Addio, speranza ed anima »
Lauréate des « Victoires de la musique classique » 2006 en tant que « Révélation lyrique de l’année », Nathalie Manfrino a pris le temps de se construire une voix et un répertoire depuis la fin de ses études à l’École normale de musique de Paris. Ses prestations sur les scènes lyriques de province et à l’étranger montrent une soprano de tempérament qui fait sien le répertoire de l’opéra français, avec des rôles tels Mélisande (Pelléas et Mélisande de Debussy), Sophie (Werther de Massenet), Michaela (Carmen de Bizet) ou encore le rôle-titre de Manon de Massenet. Quelques intéressantes prises de rôle dans des ouvrages moins connus ressortent également de sa jeune carrière, telle la Rozenn du Roi d’Ys de Lalo qu’elle a chanté à Saint-Étienne ou le rôle de Roxane à Montpellier, où elle côtoyait Roberto Alagna dans Cyrano de Bergerac de Franco Alfano. Cette production de 2003, reprise en 2006, a fait l’objet d’un enregistrement en DVD (Deutsche Grammophon). Roxane est décidément un rôle fétiche pour Nathalie Manfrino, puisqu’il lui a ouvert les portes du Théâtre du Châtelet où elle côtoie cette fois Placido Domingo dans le rôle-titre (mai 2009). Pour ce récital accompagné par l’Orchestre National de Lille, Saimir Pirgu lui donne la réplique.
Juan Diego Flórez, ténor
Vincenzo Scalera, piano
Domenico Cimarosa
Il matrimonio segreto, "Pria che spunti in ciel l'aurora"
Christoph Willibald Ritter von Gluck
Orphée et Eurydice, "J'ai perdu mon Eurydice"
"L’espoir renaît dans mon âme"
Gioacchino Rossini
"La lontananza"
"Le sylvain"
Otello, "Che ascolto?..."
Reveriano Soutullo et Juan vert
El último romantico, "Bella enamorada"
José Serrano
La Alegria del batallon, "Canción guajira"
Amadeu Vives
Doña Francisquita, "Por el humo se sabe dónde está el fuego"
José Serrano
El trust de los tenorios, "Te quiero, morena" (jota)
Gaetano Donizetti
La Fille du régiment, "Pour me rapprocher de Marie"
François-Adrien Boieldieu
La Dame blanche, "Viens gentille Dame"
Bis:
Gaetano Donizetti
La Favorite, "Ange si pur"
Le ténor péruvien Juan Diego Flórez a trouvé à Paris un public tout acquis à sa cause et il ne manque pas chaque année de venir le saluer par un récital, tantôt avec orchestre, tantôt, comme c’est le cas cette année, en compagnie du fidèle Vincenzo Scalera. Pour l’heure, le programme annonce des airs de Christoph Willibald Gluck et Gioacchino Rossini, soit la promesse de deux répertoires dans lesquels le ténor excelle. C’est dans Armide de Gluck, dans le rôle du Chevalier danois, que Juan Diego Florez a fait ses débuts en 1996 à La Scala de Milan, peu après ses premiers sur les scènes européennes au Festival Rossini de Pesaro. Il a depuis ajouté à son répertoire le rôle d’Orphée (Orphée et Eurydice), qu’il a interprété pour la première fois en 2008 au Teatro Real de Madrid et dont il inscrit régulièrement les deux airs « J’ai perdu mon Eurydice » et « L’espoir renaît dans mon âme » au programme de ses récitals. Pour Rossini, c’est une autre histoire. Depuis sa prise de rôle en Corradino dans Matilde di Shabran à Pesaro en 1996, Rossini a offert au jeune ténor des rôles qui furent autant de sésames pour les grands théâtres lyriques. C’est ainsi qu’il fut le Comte Almaviva du Barbier de Séville pour ses débuts au Staatsoper de Vienne en 1999 puis au Metropolitan Opera de New York en 2002.
Olga Pasichnyk, soprano
Nora Gubisch, mezzo-soprano
Wofgang Holzmair, baryton
Nicole Garcia, récitante
orchestre national de lille
Choeur régional Nord-Pas de Calais
Jean-Claude Casadesus, direction
Francis Poulenc
Gloria
Darius Milhaud
Les Choéphores
Les Choéphores, une œuvre magistrale de Darius Milhaud, sur un livret de Paul Claudel, trop rarement jouée et dont chaque représentation est un événement : un grand orchestre, un chœur parlé et chanté, une récitante et treize percussionnistes sur scène !
C'est au printemps et à l'été 1959 que Poulenc s'attelle à l'avant-dernière de ses grandes pages religieuses, une commande de la Fondation Koussevitsky. Découpée en six numéros, on y sent une verve souvent plus proche de l'esprit profane que de la tradition sacrée. Charles Munch en assura la création à Boston le 20 janvier 1961. En écho, Les Choéphores de Milhaud, un véritable oratorio composé sur un texte d'Eschyle traduit pas Claudel. Cette page longtemps oubliée évoque le monde artistique des "années folles" dans laquelle les choeurs scandent un texte d'une rare violence. Il y a dix ans ici-même, Jean-Claude Casadesus nous avait donné à entendre ce programme qui pour beaucoup était une véritable révélation.
Diana Damrau, soprano
Helmut Deutsch, piano
Franz Liszt
"Vergiftet sind meine Lieder"
"Freudvoll und Leidvoll"
"Der Du von dem Himmel bist"
"Es rauschen die Winde"
"O Lieb"
"J'ai perdu ma force et ma vie"
"Comment, disaient-ils"
"Oh, quand je dors"
Richard Strauss
"Morgen!"
« Wiegenlied » (Op.41 n°1)
"Cäcilie"
Sergueï Rachmaninov
« Aprel’ ! Veshniy prazdnichnïy den’»
« Oni otvétchali » (Op. 21 n°4)
« Ja zdhu tebja » (Op. 14 n°1)
« Siren» (Op. 21 n°5)
« V moitchanii notchi taïnoï » (Op. 4 n°3)
« Davno l’, moy drug » (Op. 4 n°6)
« Postchady ia moliou » (Op. 26 n°8)
« Sumerki » (Op. 21 n°3)
« Nié poï krasavitsa primnié » (Op. 4 n°4)
« Noch’ pechal’na » (Op. 26 n°12)
« Zdes’ khorosho » (Op. 21 n°7)
« Vesennié vody » (Op. 14 n°11)
Diana Damrau souffrant d'une pharyngo-laryngo-trachéite aiguë, le récital du 15 mars est annulé. Pour tout renseignement, veuillez vous adresser au Théâtre des Champs-Elysées (01 49 52 50 50).
En quelques années, la carrière de la soprano allemande Diana Damrau l'a emmenée sur les plus grandes scènes internationales dont la Scala de Milan et l'Opéra de Vienne. La saison dernière, elle nous avait offert une bouleversante Sophie dans Le Chevalier à la rose de Strauss aux côtés de Renée Fleming et Sophie Koch puis un récital Mozart dans la série des Grandes Voix. Cette saison, on pourra l'entendre dans des mélodies et lieder de Rachmaninov, Liszt et Strauss, compositeur qu'elle connaît bien puisqu'elle interprète régulièrement les grands rôles de ses opéras. Avec son partenaire de longue date, Helmut Deutsch, au piano, Diana Damrau donnera à entendre sa voix lumineuse et souple dans un récital d'une grande beauté.
Anne Sofie von Otter, mezzo-soprano: La Grande-Duchesse
Norman Reinhardt, ténor: Fritz
Rolf Romei, ténor: Le Prince Paul
Karl-Heinz Brandt, ténor: Le Baron Puck
Christoph Homberger, ténor: Le Général Boum
Agata Wilewska, soprano: Wanda
Kammerorchester Basel
Hervé Niquet, direction
Theaterchors Basel
Jacques Offenbach
La Grande-Duchesse de Gérolstein
(extraits)
On ne s’étonne plus guère désormais de retrouver un chef estampillé « baroque » tenir l’affiche avec un opéra d’Offenbach. Plutôt identifié à de très sérieux programmes centrés sur le grand motet français du XVIIIe siècle, Hervé Niquet se lance joyeusement dans l’opéra-bouffe avec cette version de concert de La Grande-Duchesse de Gérolstein. Ce n’est au fond que le prolongement tout à fait logique d’une activité de chef plus variée qu’il n’y paraît : depuis des années, l’ancien chanteur des Arts Florissants a en effet porté son attention sur toute une filiation de la musique française, reliant Charpentier à Berlioz, Gounod, Dukas et Chabrier. De là à rejoindre la Grande-Duchesse et le Général Boum, il n’y avait, il faut l’avouer, guère plus d’un pas. Il le franchit aujourd’hui en compagnie de l’une des plus admirables interprètes du rôle-titre, elle aussi venue d’horizons musicaux bien éloignés : Anne Sofie von Otter, après avoir consacré une large partie de sa carrière à Haendel, Mozart, Strauss et Mahler, était apparue comme une superbe Duchesse en 2004 sur la scène du Théâtre du Châtelet et sous la direction de Marc Minkowski. Ce n’est bien sûr pas le Concert spirituel, l’ensemble qu’il a fondé en 1987, qui accompagne le chef dans l’évocation de la volage Duchesse qui « aime les militaires ». Hervé Niquet s’appuiera sur l’Orchestre de chambre de Bâle, jeune formation polyvalente qui a déjà rendu visite à la Salle Pleyel en début de saison. Sonnez donc la trompette et battez les tambours…
Caravan Palace
Swan Berger, guitare
Vincent Maille, guitare
William Brunard, contrebasse
Biréli Lagrène, guitare
Hono Winderstein, guitare
Diego Imbert, contrebasse
Swan Berger, Biréli Lagrène, Caravan Palace, trois manières de conjuguer au temps présent le swing subtil de la guitare manouche. Le premier, inconnu ou presque, haut comme trois pommes, affiche à onze ans une incroyable dextérité, capable d’enfiler les notes à une vitesse virtuose. Nul doute que Swan Berger, formé par son père, s’inscrit dans la grande tradition d’une musique rythmée par l’émergence de talents aussi précoces qu’autodidactes. À l’instar de Biréli Lagrène qui s’est lui aussi fait remarquer tout petit, reprenant en culotte courtes le répertoire de Django Reinhardt, son maître à jouer. En témoigne son premier album en 1980, à tout juste quatorze ans. Depuis, il a fait du chemin, devenant la référence du swing manouche, mais aussi l’un des guitaristes les plus courus sur les scènes du jazz actuel, avant de recentrer le propos. Au tournant du millénaire, il initie ainsi le Gipsy Project, puis d’autres projets où il convie de nombreux héritiers de Django à venir converser. Quant aux musiciens de Caravan Palace, eux-aussi sont des Django addicts. Férus de swing jazz, bidouilleurs électro, leur musique est jubilatoire et frénétique, un improbable charleston futuriste, dancefloor et mélodique. Depuis leur formation en 2005, le groupe a écumé les scènes des festivals et a été à l'origine d'un buzz sur Internet. Sur scène, les musiciens de Caravan Palace, qui sont certes “gadjos” (non gitans), font preuve d'une énergie contagieuse et donnent un véritable coup de jeune à ce swing éternel.
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A l’occasion de la sortie de son nouvel album chez Deutsche Grammophon, If on a winter’s night…, le chanteur Sting se produit sur la scène de la Salle Pleyel le 15 décembre prochain pour un concert exceptionnel. Le programme rassemble des chansons d’hiver - sa saison préférée - et s’organise comme un « voyage d’hiver » musical et ensorcelant à partir de la musique traditionnelle des îles britanniques.
Pour ce concert unique en France, Sting revient à ses racines et revisite sa région de Newcastle. Il est accompagné de son ami et collègue de longue date, le guitariste Dominic Miller, et d’un ensemble de musiciens remarquables composé de cordes, de cuivres, de percussions, d’une cornemuse de la Northumbrie, d’un mélodéon ou d’une harpe métallique écossaise, et bien sûr de voix, solistes ou en ensemble.
En collaboration avec l'estimé producteur et arrangeur Robert Sadin, à partir de thèmes traditionnels d’Ecosse et du Nord de l’Angleterre, Sting et ses musiciens invités interprètent une série vibrante de chansons : chants de Noël, berceuses, dont The Snow it Melts the Soonest (ballade traditionnelle de Newcastle), Soul Cake (chant anglais traditionnel « d’aumône »), Gabriel's Message (chant de Noël du XIVe siècle), Balulalow (berceuse de PeterWarlock) et Now Winter Comes Slowly (Henry Purcell). Plusieurs compositions originales de Sting - dont deux figurent sur l’album (Lullaby for an Anxious Child et The Hounds of Winter) sont présentées, ainsi qu’un réarrangement musical dans une traduction anglaise (signée Sting ) de Der Leiermann, issu du fameux cycle de Schubert DieWinterreise.
Inspirés par le thème de l’hiver, comme de nombreux musiciens à travers les siècles, Sting et ses musiciens invités invoquent par ce nouveau cycle de mélodies, la saison des spectres et des esprits, et entraînent le public dans un voyage musical contemplatif à la beauté mystérieuse et pénétrante.
Vivica Genaux, mezzo-soprano
Europa Galante
Fabio Biondi, direction
Antonio Vivaldi
Farnace, "Quell'usignuolo"
La fede tradita, "Sin nel placido soggiorno"
Tito Manlio, "Splender frà'l cieco orror"
La Fida ninfa, "Alma oppressa"
Semiramide, "E prigonerio e ré"
Catone in Utica, "Come in vano il mare irato"
Adelaide, "Agitata da due venti"
Bis:
Antonio Vivaldi
Atenaide, "Mio cor che prigion sei"
Bajazet, "Qual guerriero in campo armato"
Le début de carrière de la jeune américaine originaire d'Alaska est placé sous les auspices de Rossini à qui elle consacre toute son énergie (elle passe sa première saison professionnelle à ne chanter que Rosina, Isabella et Angelina - avec un attachement tout particulier pour cette dernière). Puis un nouvel univers s'ouvre à elle lorsqu'elle découvre le répertoire baroque, en particulier Haendel, dont elle a interprété plus de dix rôles différents. La voici qui revient avec Vivaldi et un maître incontournable en la matière, Fabio Biondi.
Sandrine Piau, soprano
Ann Hallenberg, mezzo-soprano
Modo Antiquo
Federico Sardelli, direction
Ann Hallenberg prendra place aux côtés de Sandrine Piau pour ce concert de duos dans la série des Grandes Voix, en remplacement d’Ildebrando d’Arcangelo souffrant. Le programme reste consacré à Haendel et Vivaldi.
Georg Friedrich Haendel
Ariodante, ouverture
Agrippina, "Io di Roma il Giove sono"
Alexander Balus,"O take me from this hateful light" "Calm thou my soul... Convey me to some peaceful shore"
Ariodante,"Con l'ali di costanza"
Giulio Cesare in Egitto,"Che sento oh Dio" "Se pietà di me non senti"
Ariodante,"Dopo notte" "Se rinasce nel mio cor"
Antonio Vivaldi
Griselda, symphonie
La Candace, "Certo timor qu'ho in petto"
Tieteberga,"L'innocenza sfortunata"
Georg Friedrich Haendel
Concerto grosso Op. VI, 6: Largo - Fuga
Ariodante,"scherza infida"
Giulio Cesare in Egitto,"Da tempeste il legno infranto"
Ariodante,"Bramo aver mille vite"
Bis :
Antonio Vivaldi
Ercole sul Termodonte, "Zeffiretti che sussurate”
Georg Friedrich Haendel
Ariodante, “Si rinasce nel mio cor”
Sandrine Piau est une gloire lyrique nationale. Musicienne depuis toujours, artiste raffinée, formée par William Christie puis complice de Christophe Rousset, elle est l’une des chanteuses à avoir contribué à la découverte et redécouverte du répertoire baroque dans lequel elle s’est spécialisée avec bonheur.
Pour les Grandes Voix, elle a donc choisi de s’investir dans le baroque de Haendel qu’elle aime et qui lui convient bien. Ces deux derniers disques en témoignent, qu’il s’agisse du monde de l’opera seria qu’elle explore avec les Talents Lyriques et Christophe Rousset ou le très beau Between Heaven and Hearth avec l’Accademia bizantina qui met à l’honneur des airs d’oratorio en anglais, Theodora, Alexander Balus... Si dans les deux cas, Haendel exige une grâce céleste - légèreté, agilité, virtuosité - il réclame aussi le drame, bien terrien, la tendresse si humaine et toujours des personnages incarnés. Sandrine Piau explore tous les affects et dévoile toutes ces humeurs, de l’amour à la colère, de la folie à la plainte, avec les excès et les contrastes fulgurants si propres à la musique baroque.
Ann Hallenberg est l’une des mezzos pour qui Haendel et Vivaldi n’ont plus vraiment de secrets. Elle compte une vingtaine d’enregistrements, dont l’Orlando furioso de Vivaldi avec l’Ensemble Matheus primé aux Victoires de la musique en 2005, mais aussi Il Trionfo del tempo de Haendel avec Emmanuelle Haïm, Tito Manlio avec Karina Gauvin et Ottavio Dantone, Siroe dirigé par Andreas Spering, Serse avec Christophe Rousset... Elle a incarné le rôle-titre d’Ariodante cet été à Beaune avant une Aggripina à la Fenice avec Fabio Biondi cette rentrée.
Si les deux chanteuses se connaissent bien pour avoir gravé ensemble notamment un disque d’Airs de Vivaldi avec Modo Antiquo et Federico Sardelli, les Grandes Voix les réunissent pour la première fois sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées pour rendre justice, ensemble et séparément, à la musique magnifique de Haendel, et à celle, jubilatoire, de Vivaldi.
Airs lancinants, mordants et virtuoses, duos tendus et explosions d’énergie, une soirée baroque entre ciel et terre, et au-delà.
Waltraud Meier, soprano
Joseph Breinl, piano
Franz Schubert
"Wehmut"
"Die Forelle"
"Gretchen am Spinnrad"
"Nachtstück"
"Der Erlkönig"
Richard Wagner
Wesendonck Lieder
Richard Strauss
"Wie sollten wir geheim sie halten"
"Morgen!"
"Die Nacht"
"Befreit"
Richard Strauss
Vier Letzte Lieder
Bis:
Richard Strauss
"Caecilia"
Richard Strauss
"Zveignung"
Hugo Wolf
"Abschied"
Waltraud Meier vient de triompher cette rentrée à l’Opéra Bastille avec le rôle de Marie dans la nouvelle production de Wozzeck mise en scène par Christophe Marthaler aux côtés de Vincent Le Texier. Puis elle retrouve Isolde début novembre pour la version de concert du 2e acte de Tristan avec le Mahler Chamber Orchestra dirigé par Daniel Harding. Elle sera bientôt la Vénus du Tannhaüser dirigé par Kent Nagano à Munich, puis Ortrud du Lohengrin de Berlin avant de camper une nouvelle Kundry à l’Opéra de Vienne… Waltraud Meier est la soprano dramatique wagnérienne que toutes les scènes du monde s’arrachent et que tous les plus grands chefs réclament. Sa voix profonde, large, à la fois chaude et lumineuse, sa musicalité hors du commun, son talent d’actrice et sa présence irradiante laissent des interprétations souvent brûlantes (Isolde dans le Tristan de Peter Sellars / Bill Viola) et inoubliables (Marie dans le Wozzeck signé Chéreau / Barenboïm au Châtelet).
Pour celle que l’Opéra a comblé semble-t-il, le retour à la base, c’est à dire aux Lieder et à la formule du récital, est devenue une forme d’urgence. Pour son retour dans la série des Grandes Voix et pour son premier récital Salle Pleyel, Waltraud Meier a choisi des valeurs sûres : Wagner bien entendu, avec ses Wesendonck Lieder, un cycle bouleversant dont les textes signés Mathilde Wesendonck, laissent entendre déjà les prémices du rôle d’Isolde.
Le deuxième grand cycle est un autre chef-d’œuvre : les Quatre derniers Lieder de Strauss. Un adieu magnifique, à la fois incandescent et crépusculaire, par l’un des plus grands maîtres de la voix que fut Richard Strauss… Pas de Lied sans un hommage au maître du genre, Waltraud Meier nous livre également quelques pages éternelles de Schubert : la Truite, le Roi des Aulnes, Marguerite au rouet.
Schubert, Wagner, Strauss : une belle traversée dans le monde du Lied par une artiste rare et impérieuse et l’une des plus grandes voix d’aujourd’hui.
Renaud Capuçon, violon
Aki Saulière, violon
Béatrice Muthelet, alto
Gautier Capuçon, violoncelle
Antoine Tamestit, alto
Jörg Widmann, clarinette
Nicholas Angelich, piano
WEEK-END BRAHMS
Samedi, 16h :
Trio n° 2 pour piano, violon et violoncelle op. 87
Trio n° 3 pour piano, violon et violoncelle op. 101
Trio n° 1 pour piano, violon et violoncelle op. 8
Dimanche, 11h :
Quintette à cordes op. 88
Quintette avec clarinette op. 115
Dimanche, 16h :
Quintette à cordes op. 111
Quintette pour piano et cordes op. 34
Héritier de Beethoven, profondément marqué par Schumann qui voyait en lui l’élu, Johannes Brahms (1833-1897) porta la musique de chambre dans des contrées où la profondeur et l’intimité le disputaient au pur abandon et aux secrètes teintes automnales volontiers crépusculaires. À peine sorti de l’adolescence, il composa un Trio pour piano et cordes en si ma jeur opus 8, et à l’article de la mort se prit de passion pour la clarinette à laquelle il confia l’une de ses partitions les plus abouties, le Quintette avec clarinette op. 115. Son activité créatrice fut sans cesse consacrée à un genre dans lequel il excella et, selon Claude Rostand : « Dans ce domaine, Brahms, le premier après Beethoven a trouvé un équilibre parfait entre l’inspiration et la science… ». Sans doute inégalées, les 122 opus de son catalogue occupent une place exceptionnelle dans l’histoire de la musique. Les violonistes Renaud Capuçon et Aki Saulière, le violoncelliste Gautier Capuçon, les altistes Béatrice Muthelet et Antoine Tamestit, le clarinettiste Paul Meyer et le pianiste Nicholas Angelich, interprètes talentueux rompus à l’exercice subtil et périlleux de converser ensemble, donneront en trois concerts un vaste panorama de cette production sans scories à la couleur mordorée et automnale en demi-teinte immédiatement reconnaissable qui est la signature de Brahms.
David Daniels, contre-ténor
Martin Katz, piano
Georg Friedrich Haendel
Rinaldo
Partenope
Jacopo Peri
Francesco Durante
Giulio Caccini
Girolamo Frescobaldi
Arie antiche
Johannes Brahms
Roger Quilter
Reynaldo Hahn
Edward Elgar
Ralph Vaughan Williams
Lieder, mélodies & songs
Bis:
Antonio Lotti
"Pur dicesti, o bocca bella"
Charles Gounod
"L'absent"
Comme James Bowman en son temps, l'américain David Daniels a beaucoup contribué à élargir le répertoire des contre-ténors à la scène. Doté d'une grande aisance tant vocale que physique, il nous régale ce soir d'airs d'Haendel (Il vient justement de triompher dans Partenope à Vienne avec Christophe Rousset) mais également de lieder, mélodies et songs de Brahms, Elgar et Quilter, grand mélodiste anglais de la première moitié du XXe siècle.
Anna Netrebko, soprano
Massimo Giordano, ténor
Orchestre National d'Ile-de-France
Keri-Lynn Wilson, direction
Charles Gounod
Roméo et Juliette, "Va je t'ai pardonné... Nuit d'Hyménée"
Gaetano Donizetti
Lucia di Lammermoor, "Regnava nel silenzio"
L'elisir d'amore, "Una furtiva lagrima"
"Caro Elisir sei mio... Esulti pur la barbara"
Luigi Arditi
"Il bacio"
Francesco Paolo Tosti
"L'alba separa dalla luce l'ombra"
Piotr Ilitch Tchaikovsky
Eugen Onegin, "Kuda, Kuda"
Antonin Dvorak
Rusalka, "Chant à la lune"
Giacomo Puccini
La bohème, "Che gelida manina"
"Si, mi chiamano Mimi"
"O soave fanciulla"
Bis:
Franz Lehar
"Meine Lippen, sie kuessen so heiss"
Salvatore Cardillo
"Core'ngrato"
Giuseppe Verdi
La Traviata, "Brindisi"
Anna Netrebko revient dans la série des Grandes Voix pour un récital avec orchestre, accompagnée par le ténor italien Massimo Giordano. La soprano, formée au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg auprès du chef Valery Gergiev, affectionne cette forme particulière qu’est le récital à deux voix, la mieux à même, peut-être, de rendre au concert la tension de l’opéra. Anna Netrebko a ainsi longtemps partagé avec Rolando Villazón l’affiche de ses concerts – comme de nombreuses productions lyriques – et l’on peut supposer que le programme de ce soir sera sensiblement le même que celui qu’elle a fréquenté avec le ténor mexicain. Depuis ses débuts en 1994, le bel canto et plus généralement l’opéra italien des XIXe et XXe siècles représentent une part importante de son répertoire. Les rôles de Gilda (Rigoletto de Verdi), Musetta (La Bohème de Puccini) ou Giulietta (Les Capulets et les Montaigus de Bellini) lui restent attachés. L’enregistrement paru chez Deutsche Grammophon de ses duos avec Rolando Villazón (Duets) proposait également un détour par le répertoire français (Roméo et Juliette de Gounod, Manon de Massenet) et il serait étonnant qu’elle ne prête pas de nouveau sa voix à ces rôles où elle excelle. Aux côtés des deux solistes, l’Orchestre national d’Île-de-France, devenu un partenaire habitué des artistes lyriques, est dirigé par Keri-Lynn Wilson, chef d’orchestre canadienne très versée dans l’opéra italien.
Sumi Jo, soprano
Antonino Siragusa, ténor
Orchestre National d'Ile-de-France
Daniele Callegari, direction
Gaetano Donizetti
L'elisir d'amore "Una furtiva lagrima"
La Figlia del Reggimento "Quoi ? Vous m'aimez ?"
"A mes amis"
Gioacchino Rossini
La Cenerentola "Si ritrovaria io giuro"
Elisabetta regina d'Inghilterra "Deh troncate"
Vincenzo Bellini
La Sonnambula "Care compagne"
"Prendi l'anel ti dono"
I Puritani "Fini mi lassa"
Giuseppe Verdi
Rigoletto "Caro Nome"
Giacomo Meyerbeer
L'étoile du Nord "C'est bien l'air que chaque matin"
Bis:
Giuseppe Verdi
Rigoletto "La donna e mobile"
Vincenzo Bellini
I puritani "Son vergin vezzosa"
Giuseppe Verdi
La Traviata "Brindisi"
Loin de se cantonner à la Reine de la Nuit qu'elle a chanté pratiquement sur toutes les plus grandes scènes du monde entier ainsi que dans de nombreux enregistrements, la soprano sud-coréenne Sumi Jo, dotée d'une voix colorature exceptionnelle dont elle use apparemment sans effort, a su ces dernières saisons, aborder de nouveaux répertoires comme l'opéra français et le bel canto. Pour ce nouveau récital parisien, elle partage l'affiche avec le jeune ténor Antonino Siragusa dont la biographie montre qu'il a déjà interprété les plus beaux rôles du répertoire rossinien et belcantiste, dans les maisons d'opéra les plus prestigieuses.
Roberto Alagna, ténor
Nathalie Manfrino, soprano
Laurent Korcia, violon
Marc Laho, ténor
Rubén Amoretti, ténor
Richard Rittelmann, baryton
Elizabeth Cooper, piano
Orchestre Lamoureux
Arianne Matiakh, direction
HOMMAGE À ENRICO CARUSO
Pietro Mascagni
Les masques , Sinfonia
Cavalleria Rusticana, "O Lola"
Anton Grigorievitch Rubinstein
Néron, "Oh ! Lumière du jour"
Piotr Ilitch Tchaikovski
Eugène Onéguine, "Pour moi ce jour est tout mystère"
Antonio Carlos Gomes
Salvator Rosa, "Mia piccirella"
Il Guarany,"Sento una forza indomita"
Giacomo Puccini
Madame Butterfly, "Quale smania vi prende..."
La Bohème, "Vecchia zimmara"
Francesco Cilea
Adriana Lecouvreur, Prélude de l'acte IV
Georges Bizet
I Pescatori di Perla, "Mi par d'udir ancora"
Ruggero Leoncavallo
La Bohème, "Io non ho che una povera stanzetta"
Carlo Alberto Bracco
Sérénade "La luna scende"
Roberto Alagna est l'un des plus célèbres ténors lyriques de sa génération et possède une voix qui s'apparente au miracle : un timbre mordant, un spectre de couleurs qui semble infini, une puissance, une aisance. Dans l'imaginaire collectif, Roberto Alagna est l'archétype du ténor, la voix du héros. Lui seul pouvait donc s'attaquer la grande figure mythique du ténor d'Enrico Caruso encore présente dans tous les esprits : un défi orienté par goût artistique bien sûr, mais sans doute également par empathie avec cette personnalité hors du commun dans le milieu classique.
Patricia Petibon, soprano
Ensemble Amarillis
Héloïse Gaillard, direction artistique
Violaine Cochard, chef de chant
L’ivresse des derniers feux ou la fureur de vivre
Georg Friedrich Haendel (1685-1759)
Tamerlano , Ouverture
Alcina, Ah ! mio cor!
Antonio Vivaldi (1678-1741)
Concerto en do majeur RV 443
Motet "In furore justissimae irae" RV 626
Georg Friedrich Haendel (1685- 1759)
Ariodante , Qui d’amor nel suo linguagio parlar il Rio
Concerto grosso n°3 en sol majeur op.3
Ariodante Il mio crudel martoro
Rinaldo, Ouverture
Rinaldo, Lascia ch’io pianga
Alcina, Tornami a vagheggiar
Gautier Capuçon, violoncelle
Gabriela Montero, piano
Sergueï Prokofiev
Sonate pour violoncelle et piano en do majeur op. 119
Felix Mendelssohn Bartholdy
Sonate pour violoncelle et piano n°2 en ré majeur op. 58
Sergueï Rachmaninov
Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur op. 19
Jessye Norman, soprano
Mark Markham, piano
LES MAITRES AMERICAINS
Leonard Bernstein
West Side Story, Somewhere
Rodgers et Hammerstein
Carousel, You’ll never walk alone
Leonard Bernstein
On the town, Lonely town
On the town, Lucky to be me
George Gerschwin
Girl Crazy, But not for me
Girl Crazy, I got rhythm
Lady, be good, The man I love
Harold Arlen
House of flowers, Sleepin’ bee
Rodgers et Hammerstein
The sound of music, Climb ev’ry mountain
George Gerschwin
A damsel in distress, A foggy day
Porgy and Bess , My man’s gone now
Scott Joplin
Bethena, Valse de concert pour piano
Treemonisha, Marching onward
Eubie Blake
Home again blues, A spirituals medley
Edward Kennedy «Duke» Ellington
Don’t get around much anymore
I’ve got it bad and that ain’t good
Heaven
Sophisticated lady
It don’t mean a thing if it ain’t got that swing
Jessye Norman est sans nul doute l’archétype de la diva, celle dont le nom est synonyme de virtuosité, de passion et de dévouement à son art. De son éducation religieuse - n’oublions que les premiers airs qu’elle a chantés étaient des cantiques - elle a conservé le sens du partage, la concentration et l’intensité qui la rendent inoubliable dans tous les répertoires qu’elle a abordés, que ce soit les rôles wagnériens ou les Lieder de Schubert ou Brahms. Pour son prochain récital à Paris, ville dont elle a marqué l’histoire en chantant la Marseillaise pour le bicentenaire de la Révolution, ses nombreux fidèles pourront découvrir son programme dédié aux maîtres américains.
Rolando Villazón
Georg Friedrich Haendel ( 1685 - 1757)
Solomon, Arrivée de la reine de Saba
Rodelinda
«Fatto inferno è il mio petto»
«Pastorello d’un povero armento»
Water Music, Suite nº1
Ouverture
Adagio e staccato - Allegro - Andante - Allegro
Serse
«Più che penso alle fiamme del core»
«Ne mèn con l’ombre d’infedèlta»
«Crude furie degl’orridi abissi»
Ariodante, «Scherza, infinida, in grembo al drudo !»
Water Music, Suite nº1
Air-Bourrée-Hornpipe-Menuet
Tamerlano, «Ciel e terra armi di sdegno»
Giulio Cesare, «Da tempeste»
Tamerlano
«Oh, perme lieto»
«Fremi, minaccia»
«Figlia mia»
«Tu, spietato, il vedrai»
C’est certain, Rolando Villazón a l’aura d’une rock star ! Peu de chanteurs peuvent se vanter de s’être produits devant 12 000 spectateurs au château Schönbrunn pour le concert fêtant la finale foot aux côtés de Placido Domingo et Anna Netrebko. Temps fort de la soirée : un duo extrait de Don Carlo, rôle qu’il vient d’interpréter magnifiquement sur la scène du Covent Garden.
Mais qui a dit que popularité ne saurait rimer avec exigence musicale? Rolando Villazón nous prouve une nouvelle fois le contraire par ce programme d’airs de Haendel, après nous avoir ébloui dans le Combattimento de Monteverdi dirigé par Emmanuelle Haïm.
Sergey Khachatryan
Lusine Khachatryan
Jean Sébastien Bach (1685 - 1750)
Partita en ré mineur pour violon seul BWV1004
Johannes Brahms (1833 - 1897)
Sonate pour violon et piano no. 1 en sol majeur Op. 78
Ludwig van Beethoven (1770 - 1827)
Sonate “À Kreuzer” en la majeur Op. 47
A l’occasion de l’Année de l’Arménie en France 2006, Sergey Khachatryan était venu au Théâtre des Champs-Elysées, accompagné de sa soeur Lusine. Ce tout jeune héritier de l’école soviétique, désormais invité dans les plus belles salles du monde, revendique haut et fort l’attachement à ses racines ; Il le fait de la plus belle façon, par son interprétation stupéfiante de maturité, d’une virtuosité qui n’a d’égale que sa sensibilité. Pour ce nouveau récital avec piano il a choisi Bach, Brahms et enfin Beethoven.
Andreas Scholl
Hélène Guilmette
Kammerorchesterbasel
Julia Schröde
LOCATELLI Concerto Grosso Op 7 nº 6, «Il pianto d’Arianna»
VIVALDI Nisi Dominus RV608
LOCATELLI Sinfonia in F minor for strings
PERGOLESI Stabat Mater
Le clair-obscur des célèbres pages du Stabat Mater de Pergolèse offre une pièce idéale pour la rencontre des voix d’Andreas Scholl et d’Hélène Guilmette que le Napolitain entremêle à merveille dans une partition tour à tour intensément dramatique ou souverainement aérienne, représentative du style bel canto, synonyme de virtuosité vocale, tel qu’on l’entendait dans l’Italie au siècle des Lumières.
David Krakauer
Robert Curto
Jerome Harris
Michael Sarin
SoCalled
Sheryl Bailey
Chef de file de la nouvelle vague Klezmer, David Krakauer parcourt le monde avec son ensemble Klezmer Madness!, proposant une forme moderne de musique Klezmer qui, née d’un choc entre l’ancien et le nouveau monde, mélange, à parts égales, anxiété profonde et joie débridée. Tout en affirmant son enracinement dans les mélodies populaires de la tradition Klezmer, l’orchestre «propulse la tradition de la musique Klezmer dans l’ère du rock» (Jon Pareles, New York Times). Au passage, le compositeur Krakauer rend hommage aux Rythm’&Blues, au jazz, à la musique classique et au funk.
Diana Damrau
Le Cercle de l’Harmonie
Jérémie Rhorer
Wolfgang Amadeus Mozart (1756 - 1791)
L’Enlèvement au sérail
« Ach, ich liebte »
« Traurigkeit »
La Fausse Ingénue
« Senti l’eco ove sospiri »
Don Giovanni
« Batti, batti o bel Masetto »
« Crudele.... Non mi dir »
Mitridate
« Al destin »
La Flûte enchantée
« O zittre nicht »
Sa désormais légendaire Reine de la Nuit a fait le tour du monde. L’an passé, Diana Damrau lui a fait ses adieux sur la scène du Met, pour y chanter dans la foulée une première Pamina – venue rejoindre Susanna et Konstanze dans sa grande galerie de portraits mozartiens. Paris l’a découverte dans les Noces de Figaro au Théâtre des Champs-Elysées. Après son sensationnel album « Arie di bravura » qu’elle chante pour son premier récital parisien, invitée par les Grandes Voix, cette nouvelle égérie des grandes maisons d’opéra vient de rendre hommage au disque à ces héroïnes de Mozart, déjà incarnées ou encore rêvées (« Donna »).
Pour ce deuxième concert, elle est accompagnée par le Cercle de l’Harmonie dirigé par Jérémie Rohrer au talent flamboyant...
Jonas Kaufmann
Orchestre National de Belgique
Michael Güttler, direction
Giacomo Puccini ( 1858 - 1924)
Tosca « Recondita armonia »
La Bohème « Che gelida manina »
Carl Maria von Weber (1786 - 1826)
Oberon , Ouverture
Friedrich von Flotow (1812 - 1883)
Martha « Ach so fromm »
Pietro Mascagni (1863 - 1945)
Cavalleria Rusticana , Intermezzo
Jules Massenet (1842 - 1912)
Werther « Pourquoi me réveiller »
Giuseppe Verdi (1813 - 1901)
La Force du Destin, Ouverture
Giacomo Puccini ( 1858 - 1924)
Tosca « E lucevan le stelle »
Georges Bizet (1838 - 1875)
Carmen, Extrait des Suites nº1 et 2 op. 25
Carmen « La fleur que tu m’avais jetée »
Richard Wagner ( 1813 - 1883)
Lohengrin Prélude
Lohengrin « In fernem Land »
A n’en pas douter, le public du Théâtre des Champs-Elysées succombera au charme de Jonas Kaufmann pour son second récital parisien. Il a déjà conquis les salles du monde entier par sa virtuosité et par son aisance à passer de Massenet à Wagner, de Puccini à Mozart. « Non content d’avoir le look et l’aisance scénique d’une rock star, Jonas Kaufmann possède également une souplesse vocale que l’on entend rarement chez les ténors allemands... Ses sonorités sont délicatement lustrées, magnifiquement centrées sur les notes» (New York Magazine)
Roberto Alagna
Yvan Cassar
Claude Angel
Robert Le Gall
Vincent Peirani
Laurent Vernerey
Nicolas Montazaud
Séphane Chausse
Nicolas Giraud
Sicilien
Pour la première fois, le grand ténor français chante un répertoire qu’il pourrait chanter tous les jours sans jamais se lasser – « ces chansons sont en moi ». Car la première langue parlée par Roberto Alagna, mais aussi la première langue qu’il a chantée est le sicilien. Il ne cache pas non plus que Sicilien est une recherche d’identité : « Je me suis soudain senti sicilien en enregistrant ce disque, comme je m’étais soudain senti français en chantant La Marseillaise [le 14 juillet 2005, place de la Concorde]. C’est le disque d’un fils de Siciliens cherchant ses racines. »
Il est le premier de sa famille à être né en France et, pendant toute son enfance, son père chante à la fin des repas du dimanche et son oncle joue de la guitare. Rituellement, les derniers à être allés en Sicile apportent le pain, les anchois, les tomates séchées… « A l’époque, l’exil est encore proche. Et il n’y a pas de télé qu’il suffit d’allumer pour voir l’Italie et entendre la langue. Mes parents et leurs amis n’entendent parler sicilien que quand ils sont ensemble. Chanter est tout ce qu’ils ont pour se raccorder au pays. » D’où l’importance, pour ces Siciliens de France, d’un répertoire populaire dont une bonne partie parle, justement, de la terre aimée et de l’exil.
On chante donc beaucoup ces tarentelles, ces valses, ces berceuses en sicilien chez les Alagna. « Puis j’ai mis de côté ces chansons parce que j’ai travaillé l’opéra. Je n’y ai plus pensé mais, quand on vieillit, on revient aux racines. J’ai senti un appel, essayé une, deux puis trois chansons. Et je me suis rendu compte qu’il y a là un grand répertoire. » Un grand répertoire ignoré, surtout. La Sicile n’a pas été aussi comblée que Naples par la gloire musicale. Par rapport à tous les O sole mio et autres grands airs napolitains sur lesquels toutes les voix d’opéra (et même Elvis Presley) se sont enivrées d’aigus avantageux, la richesse du répertoire sicilien a été toujours sous-estimée. « J’ai l’impression qu’on ne connait que la tarentelle en costume folklorique, avec le tambourin et la guimbarde. Pourtant, la chanson sicilienne est très belle, très noble. Elle est d’un curieux éclectisme, qui tient à la position stratégique de l’île, par laquelle sont passés les Phéniciens, les Grecs, les Carthaginois, les Romains, les Normands... Dans la musique, on entend des influences grecques, espagnoles, arabes ou françaises, il y a beaucoup de valses lentes mais aussi des rythmiques franchement orientales. »
Mais pas question pour autant d’enregistrer un disque de musique traditionnelle : « J’ai voulu de la chanson classique, à l’égal du tango, du jazz ou de la bossa nova. » Pour cela, Roberto Alagna fait appel une fois encore à Yvan Cassar, qui avait déjà réalisé l’album Roberto Alagna chante Luis Mariano, son incursion dans le répertoire de l’opérette. « Qui suis-je pour faire un disque de musique traditionnelle sicilienne ? », lance d’emblée le producteur. « Les chansons sont magnifiques, les mélodies sont incroyables et je profite de la connaissance qu’a Roberto de ce répertoire pour le transmettre de manière plus universelle. »
Nina Stemme
Bénédicte Haid
Edvard Grieg ( 1843 - 1907)
Mélodies
Richard Wagner (1813 - 1883)
Wesendonck Lieder
Jean Sibelius (1865 - 1957)
Fünf Lieder
Sergeï Rachmaninov (1873 - 1943)
Mélodies
Depuis sa prise de rôle dans le rôle de Chérubin en Italie, Nina Stemme n’a cessé d’investir avec bonheur de nouveaux rôles mozartiens, tout en se confrontant aux opéras de Wagner sur les plus grandes scènes européennes - la Monnaie de Bruxelles, le Staatsoper de Vienne, les festivals de Savonlinna et de Salzbourg - puis américaines, faisant ses débuts au Metropolitan de New York dans Le Vaisseau fantôme. Avec Nina Stemme, la Suède a trouvé une héritière à la grande Birgit Nilsson.
Stefano Montanari
Accademia Bizantina
Ottavio Dantone
Jean Sébastien Bach (1685 – 1750)
Sonate III en mi majeur BWV 1016
pour violon et clavecin
Adagio, Allegro, Adagio ma non tanto, Allegro
Antonio Vivaldi (1678 – 1741)
Concerto op. 3 en sol mineur
pour deux violons, cordes et continuo
Adagio e spiccato, Allegro, Laghetto, Allegro
Antonio Vivaldi (1678 – 1741)
Concerto RV541 en ré mineur
pour violon et orgue
Allegro, Grave, Allegro molto
Antonio Vivaldi (1678 – 1741)
Les Quatre Saisons op.8
Concerto n. 1 en mi majeur. “La Primavera”
Allegro, Largo, Allegro
Concerto n. 2 en sol mineur “L’Estate”
Allegro non molto, Adagio, Presto
Concerto n. 3 en fa majeur “L’Autunno”
Allegro, adagio molto, Allegro
Concerto n. 4 ien fa mineur “L’Inverno”
Allegro non molto, Largo, Allegro
La Série des Grandes Voix accueillait régulièrement l’Accademia Bizantina pour accompagner ses plus beaux programmes baroques, dont la saison passée le Stabat Mater de Pergolèse avec Karina Gauvin et Daniela Barcellona. Pour fêter une nouvelle année de musique, l’ensemble emmené par Ottavio Dantone joue les Quatre Saisons de Vivaldi, dont la popularité aujourd’hui fait écho au succès qui accueillit l’oeuvre à sa création et qui renouvelait alors la forme concertante.
Rolando Villazón
Bryn Terfel
Prague Philharmonia
Gareth Jones, direction
Gaetano Donizetti, L’Elisir d’amore
Geoges Bizet, Les Pêcheurs de Perles
Giacomo Puccini, La Bohême
Charles Gounod, Faust
Giuseppe Verdi, Don Carlo
Un duo qui restera dans les mémoires : le ténor d’origine mexicain Rolando Villazon, à la voix déchirante et superbe aux mille couleurs et à l’expression fervente. Avec la musique, le théâtre, l’exubérance et l’idéalisme dans la peau, les rôles de héros lyriques romantiques sont sa seconde nature, comme en témoigne son immense succès dans Werther. Face à lui, Bryn Terfel, le baryton-basse gallois à la stature de rugby-man, dont les passages à Paris sont devenus rares, triomphe dans tous les grands rôles dramatiques, depuis le tragique Don Giovanni au truculent Falstaff, de Covent Garden au Staatsoper de Vienne.
Arabella Steinbacher
Robert Kulek
Francis Poulenc (1899 - 1963)
Sonate pour violon et piano
Sergeï Prokoffiev (1891 - 1953)
Sonate No.2
Johannes Brahms (1833 - 1897)
Sonate en sol majeur
Maurice Ravel (1875 - 1937)
Tzigane
La jeune violoniste Arabella Steinbacher peut s’enorgueillir d’avoir fait ses armes auprès des plus grands maîtres du violon : Ana Chumachenko, Ivry Giltis puis Anne-Sophie Mutter. Depuis lors, Sir Neville Marriner, Valery Gergiev, Pinkas Steinberg ont loué chez elle la grande maturité artistique et la technique sans faille dont elle a fait preuve cette saison passée à l’occasion de tournées en Europe, avec l’Orchestre Philharmonique de Saint-Petersbourg dirigé par Yuri Termirkanov, mais aussi dans les festivals de Sazbourg, Saint-Denis et bien d’autres.
Joyce DiDonato
Les Talens Lyrique
Christophe Rousset
Georg Friedrich Haendel (1685 - 1757)
Teseo [1713]
3 airs de Medea :
Acte II, scène 1 : « Dolce Riposo »
Actes II, scène 6 : « Ira, sdegni, e furore » puis « O stringero nel sen »
Acte V, scène 1 : « Moriro, ma vendicata »
Imeneo [1740]
Ouverture
Acte II, Scène 3 : « Sorge nell’alma mia » ( Tirinto)
Il Pastor Fido [1734]
Chaconne
Serse [1737]
Acte III, Scène 11 : « Crude furie » (Serse)
Ariodante [1734]
Acte II, Scène 3 : « Scherza Infida » (Ariodante)
Vincer se stesso e la maggior vittoria : Rodrigo [1707]
Passacaille en sib majeur pour violon obligé, 2 hautbois et bassons
Hercules [1745]
Ouverture
2 airs de Dejanira :
Acte II, Scène 6 : « Cease Ruler of the day to Rise »
Acte III, Scène 3 : « Where shall I fly »
C’est avec les opéras de Rossini, Mozart et tout récemment Bellini que Joyce DiDonato a conquis le monde entier par son intelligence musicale, son talent de comédienne et la perfection de sa ligne de chant.
Accueillie en 2006 pour son premier récital parisien dans la série des Grandes Voix, la mezzo avait émerveillé le public et la critique avec son programme tout feu tout flammes de chants espagnols. Cette saison, elle consacre son concert aux airs de bravoure de son compositeur de prédilection, Haendel, tous en lien avec la fureur, passion baroque s’il en est, propice à sa virtuosité et son sens dramatique.
Juan Diego Flórez
Orquesta di Navarra
Christopher Franklin
Vincenzo Bellini (1801-1835)
Capuleti e i Montecchi, Sinfonia
« E serbato »
Gioacchino Rossini (1792-1868)
Signor Bruschino, Sinfonia
« Deh tu m’assisti amore »
Guillaume Tell « Asil ereditaire –amis, amis»
Gaetano Donizetti (1797-1848)
La Favorite, « La Maîtresse du Roi »
Sinfonia
Lucrezia Borgia, « Partir degg’io, T’amo qual s’ama un angelo »
La Figlia del reggimento, Sinfonia
« Amici miei »
Ténor rossinien comme il en reste peu, comme il n’en existait plus, Juan Diego Flórez est l’incarnation même du bel canto ; il a la voix solaire, légère, stupéfiante dans ses prouesses techniques et sa virtuosité assurée. A paraître très prochainement un nouveau disque au titre explicite «Bel Canto Spectacular» avec l’Orquesta de la Comunitat Valenciana dirigé par Daniel Oren et la compagnie, entre autres, de Placido Domingo et Anna Netrebko. Depuis ses débuts en récital à Paris dans la série des Grandes Voix il y a quatre ans, le chanteur péruvien régale un public d’admirateurs de son timbre et de sa ligne de chant entre tous reconnaissables.
Elina Garanca
European Sinfonia
Karel Chichon
Gioacchino Rossini (1792-1868)
Il Barbiere di Siviglia, Ouverture
Gaetano Donizetti (1797-1848)
Roberto Devereux, « All’ afflitto è dolce il pianto »
Vincenzo Bellini (1801-1835)
I Capuleti e i Montecchi, « Se Romeo t’uccise un figlio »
Edouard Lalo (1823-1892)
Symphonie espagnole, andante
Georges Bizet (1831-1875)
Carmen, Prélude
Habanera
Entracte
Séguédille
Entracte
Chanson bohême
Ruperto Chapi (1851-1909)
La Revoltosa, Prélude
Francisco Asenja Barbieri (1823-1894)
El Barberillo de Lapavies, Cancion di Paloma
Ruperto Chapi (1851-1909)
El Barquillero, Romanza de Soccoro
Soutullo / Vert
La Leyenda del beso, Intermède
Ernesto Lecuona (1895-1963)
Malaguena
Pablo Luna (1879- 1942)
Cancion Espanola
Le public parisien avait vu la mezzo-soprano lettone dans La Cenerentola au Théâtre des Champs-Elysées, dans une mise en scène d’Irina Brook et dans le Cosi fan tutte au Palais Garnier ; En 2006, elle revenait à Paris à l’Opéra Bastille dans le rôle d’Octavian. Pour ce récital des Grandes Voix, l’étoile de Riga enflammera à nouveau le public de l’avenue Montaigne avec un programme de zarzuelas et surtout d’airs de Carmen qu’elle chantera en 2010 sous la direction de Mariss Janson aux côtés d’Anna Netrebko au Staatsoper de Vienne, qui l’accueille désormais chaque saison depuis 2003.
Renaud Capuçon
Aki Saulière
Béatrice Muthele
Gérard Caussé
Gautier Capuçon
Clemens Hagen
Paul Meyer
David Guerrier
Nicholas Angelich
Johannes Brahms (1833 - 1897)
Samedi 18 octobre 2008 - 20h
Quatuor pour piano et cordes op. 26
Sextuor à cordes op. 18
Dimanche 19 octobre 2008 - 11h
Trio pour piano, violon et cor op. 40
Trio pour clarinette, violoncelle et piano op. 114
Quatuor pour piano et cordes op. 60
Dimanche 19 octobre 2008- 16h
Sextuor à cordes op. 36
Quatuor pour piano et cordes op. 25
Pour ce week-end consacré à Brahms, Renaud Capuçon prouve une nouvelle fois son attachement à la musique de chambre ; la famille du quatuor Capuçon, qui compte Renaud et Gautier Capuçon bien sûr, Aki Saulière et Béatrice Muthelet, s’agrandit et accueille des amis et complices de longue date : Nicholas Angelich, David Guerrier, Paul Meyer, Clemens Hagen, et inaugure en beauté la nouvelle saison des Grands Solistes.
Dmitri Hvorostovsky
Evgeny Kissin
Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840 - 1893)
Otchego ?
Lubov mertvetza
O yesli b ty mogla
Na nivy zholtye
Pimpinella
Skazi o chem. v teni vetvei
Zabyt tak skoro?
Serenade O ditja
Serenade Don Juana
Nikolai Medtner (1880 - 1951)
Ja perezhil svoi zhelania
Mechtatelju
Schastlivoe plavanie
Nochnaja pesn strannika
Zimnij vecher
Sergeï Rachmaninov (1873 - 1843)
Pora
Ne ver’ moi drug
Ja byl u nei
My otdokhnjom
Vesennie vody
Duo de choc pour ce concert réunissant deux monstres sacrés chacun dans leur domaine : pour la puissance, le charisme, Dmitri Hvorostovsky est l’âme russe faite homme, et revient pour son deuxième concert parisien à la Salle Pleyel. Face à lui Evgeny Kissin, l’enfant prodige devenu pianiste incontournable, personnalié artistique à la discographie impressionnates pour la première fois en concert pour un programme piano-chant.
Tous deux habitués des plus grandes scènes internationales, ils interprètent les mélodies de trois compositeurs-phare de leur Russie natale, Tchaïkovski, Rachmaninov et Nikolaï Medtner.
Juan Diego Flórez ténor
Rolando Villazón ténor
Prag Philharmonia
Michele Mariotti direction
Andreas Scholl contre-ténor
James Bowman présentation
Orchestra of the Age of Enlightenment
Portrait d'un contre-ténor baroque
Bach, Haendel, Vivaldi
Roberto Alagna ténor
Orquesta Sinfonica de Navarra
David Gimenez direction
Diana Damrau soprano
Ensemble Orchestral de Paris
Joseph Swensen direction
Jessye Norman soprano
Mark Markham piano
Renaud Capuçon violon
Gautier Capuçon violoncelle
Frank Braley piano
Vesselina Kasarova - Mezzo-soprano
Hilary Hahn violon
Valentina Lisitsa piano
Rolando Villazón ténor
Orchestre philharmonique de Prague
Daniele Callegari direction
Natalie Dessay soprano
Concerto Köln
Evelino Pido direction
Angelika Kirchschlager mezzo-soprano
Kammer Basel Orchester
Paul McCreesh, directio
Itzhak Perlman violon
Bruno Canino piano
Juan Diego Flórez ténor
Vincenzo Scalera piano
Karina Gauvin soprano
Daniela Barcellona mezzo-soprano
Accademia Bizantina, Ottavio Dantone direction